La chaîne des euronautes

Mardi 7 juillet 2009
J'ai récemment réalisé des aller-retours sur Bruxelles, depuis Paris.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les tarifs de la SNCF, que ce soit un TGV, ou un train régional, sont totalement incompréhensibles... Certains diront qu'il s'agit tout simplement de la loi de l'offre et de la demande et que les prix varient selon ce principe cher à Jean-Baptiste Say.
Néanmoins, et même si cela s'avère effectivement vrai, il en résulte uune incompréhension totale du consommateur (dont je fais partie), et l'impression que les prix ne sont pas du tout pertinents, et surtout, trop chers...

Si seulement il n'y avait que ce souci, mais non. Vous direz peut-être que j'ai tout simplement la poisse, et que cela n'arrive qu'à moi, mais en l'espace d'une semaine, j'ai eu 2 problèmes de retard.
Commençons par le premier, il s'agissait d'un Thalys (et non de la SNCF) mais après tout, il s'agit avant tout d'un TGV. De retour de Bruxelles, celui-ci s'est arrêté 3 fois, pour finalement marquer un arrêt complet en gare de "TGV Haute-Picardie". Après une vingtaine de minutes, un autre train arrive et nous embarquons. Résultat? 3 heures pour faire Bruxelles-Paris, qui dit mieux?
Le second problème est arrivé dimanche, j'avais décidé, par intérêt financier, d'effectuer le trajet Paris-Bruxelles en passant par Lille. En effet, grâce aux avantages de la carte 12/25, il est finalement moins cher et presque aussi long de faire escale à Lille. Plein d'entrain j'embarque à bord du TGV (SNCF cette fois-ci) et me voilà bloqué à peine sorti de Gare du Nord. Résultat? 40 minutes de retard, je loupe ma correspondance et au final plus d'une heure de retard pour arriver à Bruxelles.

Bien sûr, cela n'arrive pas tout le temps, bien sûr, les tarifs ne sont pas forcément toujours très élevés, mais tout de même, à l'heure où l'Europe ouvre le chemin de fer français à la concurrence, on pourrait s'attendre à plus d'efficacité de la part de notre chère SNCF. Encore un retard comme ça, et je serais ravi d'accueillir des trains allemands ou italiens sur mon territoire...

Une mobilité efficace, c'est pour quand?
Par Zim - Communauté : La communauté des euronautes
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Mercredi 1 juillet 2009
Vous vous demandez sûrement ce que signifie "puss puss", énigmatique titre de mon article du jour.

Mais avant de vous en donner la traduction, parlons d'abord de la Suède. Pourquoi la Suède? Parce qu'aujourd'hui commence la présidence suédoise de l'Union Européenne.
La Suède n'est finalement pas un pays si connu parmi ses confrères européens, on parle souvent du modèle scandinave, des blondes, ou de Stockholm, mais on ne connait finalement pas grand chose de ce magnifique pays et de sa capitale Stockholm.

Je ne connaissais pas du tout la Suède avant, et puis nous avons décidé il y a quelques années d'y partir en Backpacking et nous sommes notamment passer par Stockholm. Certains l'appellent la "Barcelone du Nord", et elle est réellement pleine de charmes (et pas seulement féminins). En effet, d'un point de vue architectural, culturel, cette ville est un bonheur, et en même temps, malgré sa vieille ville et son décor d'aspect plutôt ancien, elle est aussi très moderne. Disposant d'une infrastructure à toute épreuve, de services publics efficaces,il est bon de s'y déplacer ou d'y vivre.
Bien sûr, la mentalité scandinave en étonnera plus d'un, parfois beaucoup plus stricts sur certains aspects comme l'alcool par exemple. On aime ou pas, comme on dit, les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

Après ce discours élogieux, y a-t-il quelques mauvaises choses à énumérer? Il y a bien une chose, et pas des moindres, le coût de la vie. Cependant, lorsqu'on apprend, au cours d'un voyage, que les étudiants suédois sont payés durant leurs études, on comprend vite pourquoi la plupart ne se plaignent pas.

Mais au niveau européen, que peut-on attendre de la présidence suédoise?
Je ne vais pas me lancer dans une étude approfondie de la future présidence suédoise (dont vous pouvez trouver des informations ici même) mais l'on peut dire qu'en matière européenne, ils sont connus pour être de sérieux élèves, et qu'ils feront probablement mieux que la République Tchèque...
Peut-être apporteront-ils un peu de ce modèle scandinave que l'on vante-t-on, notamment au niveau social, et réjouieront ainsi les nombreux sceptiques, toujours convaincu que l'UE n'est qu'une vitrine du libéralisme marchand.

En attendant de voir quelles seront leurs réalisations, il est temps de vous dire "bisous" ou "Puss" comme on dit en suédois...
Par Zim - Communauté : La communauté des euronautes
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Lundi 29 juin 2009
Depuis quelques mois, un nouveau phénomène s'est développé sur la toile, "Twitter".
Déjà utilisé de manière régulière par les membres du Congrès américain, son utilisation s'est accélérée en Europe avec la venue des élections européennes de juin. En effet, des initiatives comme "europatweet" ont permis aux candidats d'exprimer leur opinions, de poster leurs événements, sur la toile du micro-blog, et ainsi de tenir averti en direct les milliers d'internautes intéressés.

Alors que les événements en Iran ont eux aussi mobilisé Twitter, et qu'on a même parlé de "révolution twitter", car il s'agissait du seul média objectif encore disponible pour les iraniens, du moins on l'éspère; le phénomène s'est accéléré avec la mort de Michael Jackson. En effet, près de 15% des posts ce jour là lui étaient destinés, contre 5% pour l'Iran les autres jours, j'ai moi-même tenté de me connecter àTwitter le soir même, sans succès, complètement saturé...

Y a-t-il une leçon à tirer de cela? Est-ce que Twitter est un média particulier en devenir? Est-ce qu'il est fiable (par sa rapidité d'information, par sa non censure)? Beaucoup de questions sont à mettre sur la table. Ce qui est sûr, c'est que le phénomène est lancé et n'est pas prêt de s'arrêter.

L'Europe suit donc le mouvement, et se crée son espace sur Twitter, jusque là, seuls les eurodéputés s'étaient lancés dans l'aventure, mais avec la nouvelle présidence suédoise, on va plus loin. En effet, le site de la présidence suédoise a désigné plusieurs personnes chargés de s'occuper uniquement du compte Twitter, afin d'informer le grand public en direct, en twittant les nouvelles de la présidence.

L'eurotoile est lancée.
Par Zim - Communauté : La communauté des euronautes
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Vendredi 26 juin 2009
Hier soir, en rentrant chez moi, j'ai allumé la télé. Petit zapping avant d'aller se coucher, parce que quand même, il me faut un certain nombres d'heure de sommeil pour être en état de travailler (au moins pour faire bonne figure).

Et là, je tombe sur un direct: "Michael Jackson, le roi de la pop, serait mort", il n'a pas fallu beaucoup de temps avant que la nouvelle soit belle et bien confirmée, et que les fans du chanteur commençent à s'amasser près de l'hopital de UCLA. Pourquoi commencer mon article par là? D'abord pour rendre hommage à cet homme, qui malgré les dérapages qu'il a connu (vrais ou faux, cela n'est pas le débat), reste un très grand artiste. Et puis, parce que cela m'a inspiré pour parler musique.

Vous allez dire, quel rapport avec l'Europe? Comment passe-t-il de la mort de Michael Jackson, à la musique, puis à l'Europe. Non, M.J n'était pas un fédéraliste méconnu, et je ne vais pas dévoiler le scoop qui ferait décoller le nombre de visites de mon blog. J'ai simplement pensé que je pouvais faire d'une pierre deux coups, et tout en rendant hommage à cet homme, enchainer sur le thème de la musique, et de l'Europe.

L'Europe et la musique, on connait pas vraiment, à part l'eurovision peut-être, mais qui personnellement ne m'a jamais attiré. Il y a d'autres manifestations, qui lient ces deux mondes, ces deux ensembles, le monde de la musique et le monde de la diversité européenne. L'eurovision le fait, mais perd de son charme, tout le monde y chante en anglais, ou presque... Un festival existe, peu connu, sous le nom d'Europavox, à Clermont-Ferrand, qui réussi de manière admirable à lier les deux thèmes. Il y a aussi les Eurockéennes de Belfort, bien plus connu, bref, les initiatives ne manquent pas, et vous voyez qu'il est facile de passer de Michael Jackson à la musique, et de la musique à l'Europe.
Pour aller plus loin, on pourrait se demander à quoi peut réellement servir la musique, quelle peut être son utilité pour promouvoir l'Europe, car finalement, les gens vont-ils voir ces festivals pour se donner une conscience européenne, parce qu'ils se sentent citoyens européens? Je pense qu'ils ont simplement envie d'écouter de la bonne musique, et que le festival pourrait s'appeller les "United Rock de Belfort", cela ne changerait strictement rien.
Et pourtant, la musique permet de communiquer sur l'Europe. La musique parle aux gens, et en particulier aux jeunes. Les jeunes, c'est la génération future, c'est aussi ceux qui ne votent pas, mais c'est surtout ceux sur qui l'on va devoir compter, que l'on va devoir écouter, qui ont des idées, sur la vie, sur leur monde, sur l'Europe, et sur la société. Ces jeunes, il faut les convaincre, leur montrer ce que leur apporte l'Europe, et comme pour tout, il faut trouver ce qui leur parle.

C'est pour cette raison que les festivals de musique à vocation européenne (en tout cas dans leur patronyme) sont une bonne chose, car ils permettent la rencontre de jeunes européens, de différentes nationalités, chacun avec leurs individualités et leurs particularismes, mais qui à travers la musique, se réunissent, se retrouvent. Vous allez dire, ce sont de bien belles paroles, existe-il vraiment une communauté musicale européenne par exemple, ou des chanteurs qui transcendent l'esprit européen, la citoyenneté européenne? Peut-être, peut-être pas, mais finalement ce n'est pas le plus important, ce qui compte c'est qu'il y a dans la musique quelque chose de rassembleur, de communicatif, et c'est peut-être l'une des pistes à explorer, en matière de communication institutionnelle, pour l'Europe.
Par Zim - Communauté : La communauté des euronautes
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Jeudi 25 juin 2009
On entend souvent parler de mobilité européenne, plus souvent d'erasmus, et pourtant: moins de 5% d'étudiants européens bénéficient d'un programme de mobilité. On est loin des 20% prévus par le communiqué final adopté par les 46 ministres de l’enseignement supérieur, réunis à Louvain, en Belgique, fin avril 2009.

En effet, le programme erasmus a depuis longtemps conquis les jeunes européens, Klapisch en faisait l'apologie dans son film désormais célèbre, mais même sans ça, qui n'a jamais entendu parler d'erasmus. Quelle école ne compte pas son association étudiante dédiée aux étudiants internationaux, pardon, aux erasmus...
Car le problème est là, quelque soit la provenance d'un étudiant international, qu'il bénéficie ou non du programme, on lui colle le titre "erasmus" sur le visage, et il pourra vous expliquer aussi longtemps qu'il voudra qu'il est américain, vient tout droit du Texas et qu'il n'a jamais entendu parler du dit programme, il fera toujours parti des "erasmus".

Est-ce forcément une mauvaise chose? Non, pas forcément, cela permet aux jeunes européens en mobilité de s'identifier, de se créer une identité nouvelle, de se sentir appartenir à une communauté itinérante, partageant la même expérience, et donc finalement de créer un sentiment européen chez les jeunes.
Si on s'arrêtait à cela, tout irait bien, le problème est que le programme Erasmus occulte tous les autres programmes de mobilité européenne destinés aux jeunes: "Erasmus Mundus", "Leonardo da Vinci", "Jean Monnet", "Jeunesse en action", "Erasmus for Young Entrepreneurs".
Et oui, il existe en réalité énormément de programmes de mobilité (vous ayant listé ici les plus connus), adaptés à chaque public: étudiants, apprentis, jeunes entrepreneurs, collégiens. Le programme Erasmus a le mérite de fédérer, par sa notoriété, par son côté festif  (soyons honnêtes), et c'est une bonne chose. Cependant, lorsqu'on s'intéresse de plus près aux chiffres réels de la mobilité erasmus, on s'aperçoit qu'il s'agit toujours d'un public très restreint, presque de privilégiés, cela signifie deux choses:
- le programme erasmus manque de crédibilité, ou d'efficacité, et c'est pourtant le plus célèbre
- il ne suffit pas pour créer une véritable mobilité des jeunes en Europe, et pourtant il occulte les autres possibilités

La solution? Améliorer le programme erasmus d'une part, mais surtout promouvoir les autres programmes existants.
Par Zim - Communauté : La communauté des euronautes
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